Agir ou subir ?

agir ou subir ?
crédit photo Egor.Gribanov

Si je vous donne le choix entre agir ou subir, je suis à peu près certaine que la majorité d’entre vous me répondra « AGIR » sans même hésiter.

Et pourtant, la plupart du temps nous avons plutôt tendance à subir ce que nous vivons.

Mais alors comment faire pour être en cohérence avec ce que nous voudrions vraiment et lutter contre la «oui, mais» attitude ?

Pensez-y et regardez autour de vous, subir est une mode répandue et très ancrée dans nos habitudes de fonctionnement.

Nous subissons :

-le manque d’activité (« mon activité ne décolle pas, normal c’est la crise »),

– la météo (« encore de la pluie, ce n’est pas possible ! »),

– les enfants malades («j’en suis à ma 3ème bronchiolite en 3 semaines : impossible de travailler ! »),

– le frigo vide (« pfff encore les courses à faire, mais faut bien que quelqu’un s’y colle »),

– la pile de linge à laver (« on ne pourrait pas inventer le linge qui marche tout seul vers la machine ? En attendant je n’ai pas le choix »),

– le manque de confiance en nous (« je suis née comme ça » ou « j’ai eu une éducation qui … »),

– etc …

Subir est plus confortable qu’agir

Il faut dire que subir est tellement plus confortable : pas de remise en question, le problème est extérieur à nous, donc nous n’y pouvons rien …

Subir ne demande aucun effort. Nous n’avons qu’à attendre des jours meilleurs que la vie nous souri enfin.

Subir a cet énorme avantage : nous ne sommes absolument pas responsable ce que nous vivons.

Mais subir a un gros inconvénient : celui de nous bloquer à l’arrêt et de nous enfermer dans une spirale négative qui ne peut pas nous amener à la réussite.

Se mettre en mouvement pour agir

En subissant, nous nions un principe de la vie pourtant bien réel : nous avons le pouvoir de décider et d’agir !

Nous pouvons semer aujourd’hui ce que nous souhaitons récolter demain.

Nous pouvons nous mettre en mouvement et notre vie avec.

Peu importe votre décision ou votre action finalement : il n’y en pas de mauvaises. Le simple fait de vous mettre en route vous donnera automatiquement plus de chances d’arriver à votre but quoi qu’il arrive, même si vous devez changer de direction en cours de route.

C’est en faisant un pas que vous saurez dans quelle direction faire le 2ème puis le 3ème et ainsi de suite.

Les choses ne changeront peut-être pas tout de suite en totalité mais ce qui changera instantanément en revanche c’est votre perception de vous même. Vous prendrez ainsi confiance en vous et en votre capacité à prendre votre vie en main.

C’est la meilleure façon qui soit d’entrer dans la spirale positive de la réussite.

Agir en 7 étapes

Comment faire concrètement ?

Je vous propose un plan en 7 étapes  pour sortir de votre « engluement » et agir plutôt que subir :

  1. POINT DE DEPART : identifiez votre problème actuel le plus important c’est-à-dire les symptômes de votre « maladie ». Formalisez ces constats objectivement et sans jugements de valeur sur vous-même. Que se passe-t-il concrètement ? Que vivez-vous ?
  2. POINT D’ARRIVEE : identifiez ce que vous aimeriez atteindre comme objectif ou ce que vous souhaiteriez vivre. L’enjeu ne vaut-il pas la peine d’agir ?! Votre problème est que vous n’arrivez pas à avancer vers ce but, vous êtes bloqué(e).
  3. POURQUOI ? : cherchez à en comprendre les causes : qu’est-ce qui vous en empêche ? Pourquoi êtes-vous à l’arrêt ? Evidemment les causes vous impliquent directement. Tirez une sonnette d’alarme si vous retombez dans une attitude « oui mais … ». Si le problème est important (par exemple : je manque de confiance en moi » ou « mon activité ne décolle pas »), décortiquez-le en sous-problèmes (« j’ai peur de décrocher mon téléphone pour rappeler un client » ou « je n’arrive pas à attirer des contacts »)
  4. ENGAGEMENT : décidez de prendre un problème à bras le corps, décidez-le vraiment au fond de vous et de tout votre être et maintenant !
  5. COMMENT ? : envisagez des solutions, des petits pas et surtout un 1er pas. Inutile de vous imposer un défi insurmontable. Les sommets ne se gravissent pas d’une enjambée, n’est-ce pas ? Le principal est de vous mettre en route.
  6. GO ! : n’attendez pas d’avoir peur, de changer d’avis, de vous faire rattraper par la spirale négative. Agissez sans plus attendre. Posez un 1er acte (par exemple : trouver des informations, étudier, en parler, se former, …)
  7. RECOMPENSE : Félicitez-vous du chemin parcouru depuis le point n°1 aussi minime soit-il plutôt que de regarder sans cesse la distance qu’il vous reste à parcourir. Et reprenez votre chemin à partir du point 2.
célébrer ses pas en avant
crédit photo flickr

Et vous, comment faîtes-vous pour vous mettre en action ?

Cecile Bonnet

Depuis 2009, j’aide les entrepreneurs à libérer leur vraie nature créative pour libérer leur business. Depuis toujours, je suis convaincue de la brillance de chaque personne mais très frustrée de la voir censurée et étouffée. Ce qui m’inspire et me rend vivante, c’est de voir des personnes oser exprimer qui elles sont vraiment et se réaliser, bien souvent au bénéfice des autres. C’est bien de cela que notre monde a le plus besoin !

8 commentaires

  1. aude
    aude à | | Répondre

    merci Cécile !
    ce matin, j’ai commencé par une entorse au règlement : commencer par LIRE mes mails, les news letters en retard.

    j’ajoute les phrases clefs de mon propre discours : « j’ai un problème et pas de solution à proposer ? alors je fais partie du problème » et tu as très bien écrit le « c’est tellement tentant d’invoquer des raisons extérieures » (la crise-la météo-les travaux dans la rue- la panne de box) …

    la technique du « pas de côté » permet de changer l’éclairage de la scène du drame.
    – SAISIR toutes les occasions d’échanger sur mon activité avec des pairs : sortir, rencontrer, premier pas vers la re-connexion de mes neurones. et prendre conscience que j’ai deux bonnes longueurs d’avance avec mes valeurs ajoutées (YES)
    – RETROUVER les sensations « type mémoire cellulaire » des moments où la dynamique était en marche.
    – RESPIRER-CENTRER.

    le chemin de sortie de l’hibernation recroquevillée ;-)))

  2. Anne-Laure D.
    Anne-Laure D. à | | Répondre

    Quel excellent article, clair, concret et incitant à l’action ! J’aurais aimé être capables de l’écrire…
    J’avais envie d’ajouter à l’étape 4 que l’engagement est d’autant plus fort qu’on l’exprime à quelqu’un d’autre. Plutôt que l’écrire, je le fais !
    Pour arriver au but d’écrire des articles intéressants, engageants et attachants, je fais un premier pas : je m’engage à écrire deux articles d’ici fin mai et à demander à quelques personnes ce qu’ils auraient modifié pour que ces articles répondent à mes objectifs. Je me lance et je me donne les moyens de progresser !
    Merci Cécile pour ton point de vue intéressant, engageant et attachant !

  3. lescookiesdemonttessuy
    lescookiesdemonttessuy à | | Répondre

    Agir
    Réfléchir/agir/réfléchir/agir/agir/agir/agir
    Oui parce que parfois quant on réfléchis, on oublie d’agir et on commence à prendre peur … Peur de l’inconnu, et là on se retrouve dans le « oui mais » ou dans la glue.

    On prend une décision et on s’y tient. On agit. On fonce. On s’obstine. Sans oublier de sortir la tête du guidon de temps en temps.

    MErci pour l’article! (ps, merci pour la police de caractère)

  4. Cécile
    Cécile à | | Répondre

    Merci pour cet article ! Déjà rien que le fait de prendre le temps de se poser, de s’intéresser à soi, de se poser les bonnes questions (les étapes 1 à 3), on s’engage naturellement vers l’étape 4 et le reste se déroule comme une pelote, tout s’arrange un peu « comme par miracle ».
    Je me demande si finalement le plus compliqué n’est pas de se poser les bonnes questions et de regarder les choses en face, de s’écouter vraiment au fond quand on n’en a pas l’habitude…
    Mais au final, on y gagne tellement ! Le tout après, c’est d’en prendre l’habitude systématique (c’est en cours chez moi, donc pas encore chose gagnée mais… j’y travaille activement, action ! :))

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